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 Garrett "Douze" Campbell

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MessageSujet: Garrett "Douze" Campbell   Jeu 16 Aoû - 22:25


«FICHE DETENU»



ÉTAT CIVIL

    ★ Nom : Campbell
    ★ Prénom : Garrett dit "Douze"
    ★ Age : 43 ans



CASIER JUDICIAIRE

    ★ Raison de l'incarcération : Voies de fait sur un policier en mission
    ★ Durée de la peine : 4 ans
    ★ Incarcéré depuis : Quelques semaines

    ★ Antécédents judiciaires :
      ¤ 1984 : Vol de moto (mineur, 15 ans, a été blanchi par la suite)
      ¤ 1992 : témoin et victime d’une fusillade, il aura été suspecté d’être un acteur du shooting, mais aucune preuve tangible n’a été amenée contre lui (23 ans)
      ¤ 2001 : suspecté de complicité dans le meurtre d’un flic, et la fuite de trois Devils (32 ans)
      ¤ Ainsi que quelques bagarre de bar, et des pv pour excès de vitesse (étonnamment peu dans les deux cas). L'une de ces bagarres lui a valu 6 mois de détention pour Coups et blessures volontaires en 1999 ( 30 ans)
    ★ Appartenance à un réseau : Soupçonné d’appartenir aux Road’s Devils (à raison)

    ★ Troubles notoires depuis le début de l’incarcération : Aucun trouble réel, le détenu est relativement paisible. Il a simplement fait en sorte de changer de cellule depuis son arrivée (arrangement interne).



DOSSIER MÉDICAL

    ★ État physique :

    Plutôt grand et assez balaise, il mesure 1m85 pour environ 90kg, et est en bonne forme physique. On ne lui recense aucune allergie ni maladie ou ist particulière. Cependant, on peut noter une légère intolérance au lactose.
    Sans ses habits, on découvre une forte masse musculaire de part en part, des bras particulièrement costauds, des pecs alléchants et en revanche, une fine couche de graisse au niveau de la ceinture ; rien de trop grave au niveau médical, juste de quoi gommer visuellement une partie de ses abdos, que l’on devine tout de même très bien, au profit de très légères poignées d’amour.

    D’un peu plus près, le gaillard possède un visage masculin, une ligne de mâchoire dont le carré est souligné par une barbe soignée, et un bouc fin qui entoure une bouche pleine, dans laquelle une clope est souvent engoncée. Ensuite, des sourcils noirs sur des yeux légèrement effilés et assez clairs, et des cheveux dont la couleur tire vers le noir et qui sont assez courts , ce qui leur évite d’être trop en bataille ou de le gêner, malgré une mèche un peu longue à son goût.
    On remarquera également un grain de beauté sur sa tempe, juste à côté de son oeil droit. D'autres sont présents ici et là sur son corps (sur les deux bras, l'épaule droite, position supérieure droite au-dessus du nombril, intérieur du genou gauche...)

    Son dos, ses bras et sa jambe gauche sont tatoués, ainsi que le milieu de sa poitrine :
      ▬ Dos : un crane humain, entourée de deux ailes. L’une aux plumes blanches, l’autre, au contraire, décharnée et dont tombent quelques plumes noires
      ▬ Bras gauche : de multiples inscriptions et symboles à l’intérieur du poignet, plus ou moins grandes, plus ou moins lisibles et intelligibles. On citera notamment Ankh, never, ever, oméga, alpha. Sur le coude, une toile d’araignée semble tissée Et enfin, sur la partie extérieure de l’avant bras se trouve un coeur (anatomiquement correct) enfoncé dans un brasier, ainsi que l’inscription 385DVU. Plus haut, on trouve du fil barbelé autour du bras.
      ▬ Bras droit : Une trame foncée est apposée, dans laquelle se découpent un bracelet tribal géométrique et coloré au niveau du biceps, puis plus bas vous pourrez apercevoir des diables et une bécane entouré d’un serpent, crocs sortis.
      ▬ Jambe gauche : une sorte de dragon-serpent à tête osseuse s’enroule depuis la hanche jusqu’à la cheville de l’homme.
      ▬ Sternum : un simple symbole à trois branches y est apposé.

    Il n’est pas particulièrement fan des piercings, qu’il trouve trop “dangereux” pour quelqu’un comme lui (trop facile à arracher, par mégarde ou non) mais il possède néanmoins une boucle d’oreille, simple anneau assez discret, à l’oreille droite.

    En outre, niveau cicatrices, on devine surtout un vieil impact de balle sur son bras gauche, habilement caché par le motif du tatouage. D’autres cicatrices sont totalement invisibles, présentes sur son cuir chevelu et enfouies sous les cheveux épais (bagarres diverses, bouteille de verre écrasée sur sa tête...). Des écorchures sont également présentes sur ses genoux et jambes, bien qu’assez anecdotiques, et liées à de veilles chutes en moto.



    ★ État mental :

    Garrett est le genre d’hommes que l’on qualifie de calme... La force tranquille, en somme. Il préférera rester pénard dans son coin avec sa clope, à bidouiller son engin qu’à se mêler à une querelle qui ne le concerne pas. Cette première impression que l’on a de lui, à l’oeil, de rand type barraqué, calme peut pourtant basculer du tout au tout dans certains cas. C’est la phrase, le mot de trop, le comportement qui ne lui plait pas. C’est les emmerdes un jour où il n’a pas reçu ses nouvelles pièces. Dans ces cas-là, par exemple, vous pourrez l’admirer sortir de ses gonds, sans un mot plus haut que l’autre pourtant, mais aller jusqu’à frapper voire tabasser le malheureux avec ses poings ou la première chose qui lui sera passée sous la main. C’est par ailleurs de là que lui vient son surnom, Douze. Plusieurs de ses outils auront rencontré des crânes divers au cours de leur existence, dont sa clef de douze, qui aura semble-t-il marqué les esprits (en plus de la tête de l’infortuné). Mais rassurez-vous, afin de l’énerver à ce point, il faut tout de même réussir à toucher un sujet sensible. En outre,, il se complait la plupart du temps à répéter des activités qui le calment d’elles-mêmes, telles que la mécanique, ou tout autre travail manuel.

    C’est également quelqu’un d’assez terre-à-terre, qui n’aura jamais vraiment eu de relation sérieuse avec quiconque, probablement plus par manque de motivation et d’envie qu’autre chose. Il faut dire qu’à son sens, Garrett ne voit pas vraiment l’utilité d’être avec quelqu’un, pourvu que sa libido soit libérée de temps à autre avec ce qui se présentera au moment opportun. Femme, homme... A noter que sa sexualité est par ailleurs un sujet qui est évité au sein-même de son gang, puisqu’elle met mal à l’aise certain de ses membres. L’autre est un exutoire, un trou, quel qu’il soit, et rien de plus. Pourtant, récemment, quelqu’un a réussit à s’incruster dans son lit et sa vie de façon répétée sur plusieurs années, le poussant à entrevoir éventuellement quelque chose de plus au-delà du simple sexe.

    Ensuite, Garrett est une figure des Devils comme on en voit peu. A la fois à l’écart et à l’intérieur, il conseille, avise, recense les bonnes adresses, les problèmes, les personnes à rencontrer et celles à éviter. Si vous avez besoin d’une réparation pour votre bécane, c’est à lui qu’il faudra vous adresser. Si vous désirez savoir où vous procurer telle arme de façon disons frauduleuse, vous pouvez voir avec lui. Si vous avez besoin de fuir les flics, c’est lui qu’il faudra écouter, si vous... bref.
    C’est également une tombe, qui ne se permettra jamais de dévoiler ce que vous lui avait dit en confidence... A moins que cela ne mette en péril les Road’s Devils, un de ses membres ou encore un simple citoyen.

    Enfin, on peut noter que le biker se trouve particulièrement bien sur la terre ferme, aussi bien que dans l’eau. Il est en effet un bon nageur. Cependant, la perspective de devoir grimper sur un toit pour des menus travaux, par exemple, aussi bricoleur soit-il, ne lui plaira pas franchement. On pourra ainsi éventuellement deviner une certaine crainte du vide.

    Sinon, pour les détails inutiles ou presque, c’est un grand fumeur, et un buveur plus qu’occasionnel. En outre, il aimait particulièrement jouer aux cartes tranquille dans un coin de bar avec les gars de la troupe et une bonne bouteille.



BIOGRAPHIE

    La famille Campbell a d’abord vu naitre une petite fille, Emma, quelques années avant que Garrett ne voit le jour. Ce dernier n’avait pas encore atteint ses Un an, que sa mère regrettait déjà d’avoir fait un second enfant, qui représentait une bien trop grande charge de travail supplémentaire pour elle. Cependant, elle se garda bien de n’en jamais faire part au jeune garçon. Ce dernier s’en rendit pourtant très vite compte par lui-même. Pas du regret de sa mère, qui restait tout à fait courtoise et aimante à son égard, mais du problème lié à la charge de travail. En effet, sa grande soeur, s’était avérée déficiente mentalement et nécessitait une attention de chaque seconde. Garrett fut donc relégué au second plan, bien qu’il ne manquât jamais de rien. Il fut juste forcé à gagner une certaine indépendance très tôt dans sa vie.

    Notons que l'intégration dans la société n'était pas le fort du jeune garçon, plutôt solitaire, qui se retrouvait souvent aux prises avec les autres, sans pourtant avoir cherché des noises à ces derniers. Ainsi, il additionna les heures de colles et altercations avec la populace de ses écoles, écopant de nouvelles punitions. Sa mère se contentait de l'engueuler sans chercher à comprendre, avec l'éternelle phrase :
    - J’ai déjà assez à faire avec ta soeur !
    Comme si cela pouvait paraitre crédible qu'il avait tenté par lui-même d'engager une baston contre cinq types trois années au dessus de lui, ou si c’était normal d’être puni pour avoir assisté à un cours (qui n’était pas supposé être le sien, okay mais bon...).


    - - - - -

    Agé de 14 ans, le jeune Garrett, adolescent, faisait les courses pour la famille quand il trouva par hasard, dans la rue, un portefeuille, qui devait être tombé de la poche d’un inconnu. en l’ouvrant, il fut surpris d’y trouver toute une liasse de billets... Cependant, alors qu’il hésitait face à ce butin, il songea qu’il s’agissait peut être là de la paye du mois pour quelqu’un qui devait nourrir sa famille, lui aussi, et serait dans de beaux draps si cet argent ne lui était pas remis. Bonne âme, il rentra chez lui poser les achats du jour, et se mit en quête de la demeure de celui que sa carte d’identité présentait comme Jimmy Lewis. Ses pas le conduisirent dans un quartier de la ville qu’il ne connaissait pas le moins du monde.
    Il s’arrêta pour regarder la devanture d’une boutique un peu particulière... Observant les photographies et dessins qui y étaient affichés, jusqu’à ce qu’un homme barbu en sorte et ne le toise de toute sa hauteur, tout en refermant la porte. Un peu bourru, il se contenta de lui dire, sans un bonjour :
    - Je tatoue pas les moins de 16 ans.
    - J’en ai 17.

    Garrett avait répondu du tac au tac, malgré que ce fut un évident mensonge. Certes, il était déjà assez grand et épais pour son âge, mais de là à dire qu’il en faisait autant, c’était trop. Toujours calme, et cherchant probablement à se débarrasser du morveux, le barbu continua ur le même ton :
    - Et l’argent, tu l’as ?
    - Je sais pas... Ca couterait combien de refaire faire ça ?

    Le gamin releva sa manche pour lui montrer son avant bras tout en parlant. Il était assez curieux de savoir la réponse. En voyant sa peau, l’homme comprit instantanément que ce n’était pas une passade, un truc de gosse. Là, des symboles, quelques mots, manifestement une bible personnelle, si l’on peut dire, était déjà ancrée. Le jeune avait manifestement tatoué sa propre peau, seul, à l’aiguille à coudre et l’encre de chine noire. Le trait n’était pas régulier, et on discernait ici et là nettement la multitude de petits points d’applique de l’encre. Le visage du biker avait changé à cette vue, comme s’il voyait à présent tout le sérieux et la résolution de ce gamin. Il lui annonça alors simplement son prix, le minorant pour une raison obscure. Ce n’était pas si cher. Pourtant, le petit resta coi un instant avant de répondre.
    - Je reviendrais.
    L’argent, il l’avait, mais ce n’était pas le sien... Sur ces mots, il laissa le tatoueur qui sembla presque déçu pour le coup, et passa dans la rue suivante.Quelques minutes plus tard, il frappait à une porte, et une femme en minishort vint l’accueillir. Il demanda à voir Willy, ne souhaitant restituer son bien qu’à la personne concernée. La femme le fit donc entrer, non sans un soupir, et traverser un couloir sombre avant de lui désigner une porte, qui le mena droit dans un bar. Il devait être attenant à la maison à laquelle il avait frappé, et donnait sur une rue adjacente. Il échangea ensuite quelques mots avec un homme aux cheveux hirsutes, non sans remarquer les divers regards qui s’étaient posés sur lui. Il n’était pas dans n’importe quel lieu, mais dans un pied à terre de motards qui n’aimaient pas vraiment voir des intrus dans leur fief. Alors que Jimmy remarquait avec étonnement que l’intégralité de ses dollars était toujours présente dans son portefeuille, une figure barbue nouvellement connue qui venait d’arriver par la porte principale s’approcha d’eux :
    - T’avais tout ça sur toi et t’as quand même préféré le rendre que d’accepter mon offre pour tes tatouages ?
    Plusieurs yeux le fixait toujours, intrigués, mais il haussa simplement les épaules en réponse.
    - J’ai dit que je reviendrais. Je reviendrais. avec de l’argent que j’aurais gagné.
    - C’est bien petit, ça t’évitera d'atterrir sur notre mur.

    Leur mur, il avait pu l'apercevoir de sa place : les gars recherchés de la région et têtes d’affiches des Etats voisins, ainsi que leurs récompenses. Ces mecs-là faisaient visiblement dans la chasse à la prime.

    - - - - -

    Quelques mois plus tard à peine, le jeune homme avait réussi à se faire embaucher dans une casse en bordure de ville. Le travail était long, parfois éreintant, et mal payé... Mais il y avait tout de même de très bons côtés ! En effet, il avait repéré lors de ses premiers jours une épave de Harley qu’il jugeait magnifique, et s’était mis en tête de la restaurer. Il lui fallut beaucoup de temps, de patience, et d’application... Apprendre les rudiments de la mécanique sur le tas, essayer plusieurs pièces, finalement en commander, en dénicher d’autres dans la casse...
    Et enfin, le bonheur : un moteur vrombissant et prometteur. Sa bécane, enfin, marchait.
    Il se souviendrait souvent du frisson ressenti alors qu’il l’avait enfourchée pour la première fois, enfin, cette Harley, la sentant vibrer entre ses jambes, chanter à ses oreilles. Du vent dans ses cheveux sitôt démarré, les poils qui se hérissèrent sur ses avant bras sous l’excitation, l’adrénaline qui parcourut ses veines immédiatement alors qu’il accélérait, accélérait encore sur la route de bitume inter-états. Oh, il ne comptait pas aller bien loin, à la base. Il se laissait juste porter par le plaisir à l’état pur qu’il ressentait... jusqu’à ce que la moto ne cahote et ne le lâche d’un coup sans prévenir. Sans outil, comme un idiot, il commença par se dépoussiérer avant de relever la machine, et de la tourner dans l’autre sens. Et c’était reparti... à pieds. Pour une longue, très longue route... A regarder les voitures passer en trombe à côté de lui sans un regard. Jusqu’à ce que finalement, ce ne soient des bikers qui s’arrêtent à sa hauteur.
    - Hé, petit, besoin d’aide ?
    Il fut ainsi repêché par ces hommes bourrus mais étonnement tout à fait serviables, qui semblaient apprécier particulièrement sa machine. Il apprendrait plus tard qu’elle appartenait en réalité à l’un d’entre eux, qui, la jugeant trop chère à réparer pour un résultat moindre comparé à ses années d’or, l’avait simplement foutue à la casse après avoir récupéré les parties intéressantes.
    Arrivé à un bar qui semblait être un point de rassemblement, il fut surpris d’y croiser des motards qu’il connaissait déjà. Le fameux Jimmy du portefeuille, et le tatoueur, loin pourtant de sa ville. Il se fit héler simplement :
    - Pourquoi t’es pas revenu pour tes tatouages ?
    - Je suis payé que 2$ de l’heure... et j’ai dû payer quelques bouquins de mécanique et des pièces.
    - T’es exploité, mec...
    - Peut-être, mais c’est le seul qui a bien voulu m’engager alors que j’ai pas l’âge légal.

    Le tatoueur s’était foutu à rire. Il se souvenait du mensonge éhonté selon lequel il était supposé avoir 17 ans. Il s’agissait ici d’un aveu total. Mais il s’en foutait pas mal. Les jeunes devraient travailler plus tôt, de toute façon. Les études, c’est tout juste bon pour un centième de la populace.
    En revanche, c’était son jour de chance. Les bikers furent très intéressés par la petite histoire selon laquelle il avait réussi, partiellement du moins, à réparer la Harley, et l’un dans l’autre, il fini par se faire pistonner pour un nouveau travail, bien plus intéressant, et mieux payer. Le proprio se fichait pas mal de l’âge de ses employés, lui. Et le voilà, pour la première fois, à travailler à l’atelier de mécanique, dans le garage d’un Devil, où il rencontrerait Stan, par ailleurs, leur futur chef, et son futur ami. Ce même garage, 19 ans plus tard, serait sien.

    La bécane fut vite réparée avec l’aide de ses nouveaux amis. Cependant, il ne lui fallut pas non plus longtemps avant de se faire lamentablement arrêté par les flics, car la moto n’était toujours pas enregistrée. Foutu au trou parce ce que le type de la casse refusait de se bouger pour attester que Garrett avait sorti la bécane de son bazar avec son autorisation, il se lamentera pendant presque une semaine. Finalement, ce sera l’ancien propriétaire de la moto, mis au courant par les flics eux-même, venus enquêter, qui devra aller le chercher par la peau des couilles et le ramener afin qu’il le fasse, et Douze sera libéré aussitôt.


    - - - - -


    Garrett attendait tranquillement, fumant en silence dans un coin de bar. Sa cible était juste devant lui, mais un peu trop entourée pour qu’il ait envie de s’y frotter à l’instant. C’est qu’être chasseur de primes ne demandait pas qu’être muscles, loin de là. Au contraire, il valait mieux la jouer fine afin d’éviter au maximum les emmerdes. Du moins, c’était son crédo personnel. Il attendit donc tranquillement que l’homme aille aux toilettes, seul, avant de terminer son verre cul-sec et de le suivre.
    C’était simple, sans embrouille. L’attraper au collet, lui rappeler pourquoi il était recherché, et l’emmener par la porte de sortie. Pour quelque chose d’aussi simple, il n’était même pas utile de porter le masque des Devils, qu’on lui avait donné. C’était plus discret ainsi.
    Pourtant, au moment de rejoindre la voiture sur le parking, tout sembla soudain merder à un point qu’il n’aurait pu imaginer. Des balles fusèrent, son coéquiper qui fumait tranquillement sa clope jusque là se mit à répondre, et lui et son prisonnier se retrouvèrent pris entre deux feus, et ne passèrent pas loin de l’Ad patres.
    Une fois grimpés dans l’auto direction le commissariat - et l’hôpital, pour Garrett qui avait été touché - ils semèrent les troubleurs de paix. Plus tard, ils apprendraient qu’au-delà de ses simples amendes non payées pour lesquelles ils venaient chercher leur proie, cette dernière avait également une histoire avec un gang de rue du coin, qui voulait récupérer son blé. D’où la fusillade surprise qui avait eu lieu, sur une affaire qui devait être d’une banalité sans nom.


    - - - - -

    - Allez Garry...

    La jeune femme se pendait à son cou devant le bar, minaudant pour ses beaux yeux... ou ses gros biceps tatoués, plutôt.
    - Tricia, lâche-moi...
    Les femmes... Ca s’accrochait toujours, ça cherchait toujours des relations sérieuses, bien trop chiantes pour lui. Il ne voulait pas de ce genre de trucs, c’est juste bon pour des emmerdes encore.
    - Quoi, je te plais pas ? J’ai pas assez de poitrine, peut-être ?
    Ce disant, elle souleva son haut pour dévoiler à sa vue, sa très belle paire de... d’arguments. Elle en avait bien assez à son goût, en réalité. Et ce fut peut-être le geste de trop, juste de quoi faire bouillir un peu ses veines et faire pencher finalement la balance et ses résolutions.
    - C’est juste pour une nuit, j’en demande pas plus.
    Le beau brin de femme lui lança un sourire aguicheur avant qu’une paire de lèvre rugueuses ne se referme sur les siennes, et qu’elle ne gagne la partie. Juste pour cette fois.


    - - - - -

    Des cris dans l’atelier attirèrent Garrett hors de son bureau, encore débraillé. Il remit sa ceinture en cours de route tout en s’approchant de trois types, dont un inconscient
    - C’est la merde, on va avoir les flics au cul, Douze !!
    Le temps que les deux Diables racontent leurs péripéties, il examinait le blessé et la situation. Puis, contre toute attente, de la part des bikers du moins, la porte du bureau se rouvrit, dans un essai de discrétion, sur un homme d’environ 25 ans, qui tenta de traverser le garage sortir par la porte principale. Le remarquant du coin de l’oeil, Garrett fut obligé d’élever la voix, et donc d’attirer l’attention sur son coup du jour.
    - La porte de gauche, Ludovic.
    - Euh... Sam.

    Si tu veux, rien à foutre de ton nom... Face au regard des deux autres, il se justifia sans cesser de s’occuper du blessé.
    - Vous en faites pas, rien qu’à voir vos tronches, il va faire des cauchemars jusqu’à la fin de sa vie... aucune chance qu’il parle.
    Il poursuivit ses soins et donna ses instructions et conseils, pour les mettre tous trois à l’abri, de la mort comme des flics.


    - - - - -


    Cela avait commencé simplement... Des jeunes défilaient chaque jours devant son garage, depuis le lycée qui avait été construit non loin de là, quelques années plus tôt, avec l’expansion de la ville. Et tous les jours, comme en son temps, il voyait les mêmes personnes avancer seules, les mêmes gens passer en bandes, et les mêmes miséreux se faire pointer du doigt, héler, rire au nez. Quelques fois, il avait à son tour hélé les jeunes idiots pour leur passer l’envie de recommencer, les faire cesser ou les pousser à décamper plus rapidement. Simplement.
    Un petit blond qui revenait sans cesse au milieu des brimades avait fini par lui dire bonjour en passant, chaque jour, alors que lui-même était sous un capot, dans un coin ou encore en train de lustrer sa belle cylindrée. La plupart du temps, il ne lui répondait même pas. quelques fois, quand ça lui prenait, il hocher légèrement al tête en réponse. Cela dura de nombreux mois de cette façon. Puis le jeune revint avec une petite motocyclette, tout fier de ne plus vaquer à pieds. Cela ne représentait pour Garrett que l’équivalent du vélo à côté de sa bécane, mais ça l’amusait de le voir fier comme un paon là-dessus.
    Mais un beau jour, le dénommé Jay, pour Jason, au lieu de passer en faisant un signe de la main depuis sa monture, s’arrêta directement dans le garage. Il avait les deux roues crevées, ainsi qu’un ag sur sa plaque d’immatriculation : “FAG”. Pédé.
    Le lendemain, l’auteur des faits retrouva son beau 4x4 neuf sur le parking du lycée, les roues démontées et crevées, le moteur retiré en quatre parties, les portières disparues, et une plaque minéralogique changée gratuitement pour un “Dumbass” en lettres capitales.
    Dès lors, et sans qu’il n’eut rien demandé, bien loin de là, le jeune réapparut de plsu en plus souvent sur son palier. Et malgré ce que certains pensèrent, pourtant, cela ne dérapa pas encore. Il fallut d’abord que Jay vienne se réfugier chez lui, un soir, oeil au beurre noir majestueux sur le visage, muet. Puis une autre fois... et encore une autre... Garrett ne disait rien, et se contentait de laisser entrer le jeune homme chez lui. Tant et si bien que les Devils finirent par le surnommer, délicatement, son “protégé”.
    Puis un beau jour, un homme bien plus âgé, aviné, se pointa, beuglant qu’il venait chercher son fils. son abruti de fils. Sa tafiole de fils. Un pédé qui ne savait rien faire, de toute façon. Juste se réfugier chez les autres. Les Devils présents avaient retenus leurs souffles par réflexe. Déjà, ils sentaient la masse, lourde, de l’outil qui commençait à se balancer au bout des doigts de Garrett. Stan avait bien tenté d’attraper son bras à ce moment-là pour l’arrêter mais c’était trop tard : Douze avait frappé, frappé, frappé encore le type jusqu’à ce que son calme lui soit revenu. Ses camarades étaient restés en retrait par prudence. Il ne fallait pas tenté de s’interposer dans ces moments-là.
    - Redis encore un truc dans ce goûts-là... Reporte encore la main sur lui... et je te brise tous les os du corps avant de t’accrocher à ma devanture, c’est clair ?!
    Cela marqua la fin de la maltraitance de Jay. Le père n’eut pas le courage de dénoncer celui qui l’avait passé à tabac.



    - - - - -

    Stan avait demandé à tous d’être présents à l'hôpital le soir, en fin de semaine. Lui qui n’aimait pas les bains de foule, d’autant plus quand il s’agissait de dire adieu à un vieil ami, avait pourtant préféré se pointer la veille, ignorer les infirmières à l’entrée, et aller dans la chambre qui l’intéressait directement.
    - Salut Stan.
    - Tu sais que les au-revoirs c’est demain, non ?
    - Pas d’au revoir pour moi, alors...

    L’homme avait l’air incroyablement fatigué, mais ses yeux était encore quelque peu rieurs : de toute évidence, il s’y attendait.
    Garrett tira une chaise et s’assoir près de lui. il ne savait pas trop quoi dire, et ce fut donc l’autre qui dû alimenter la conversation. Ils se rappelèrent les bons souvenirs, énumérèrent quelques affaires drôles, d’autres beaucoup moins... Le plus âgé mit même les pieds dans le plat, pour une fois, en lui causant de ses amours. Mais Douze se contenta d’hausser les épaules. Cela suffit à Stan pour comprendre qu’il y avait un hic.
    - Qu’est-ce que t’as branlé, encore ?
    - Rien. Il est parti depuis quelques mois déjà. Les études, la vie...

    Ca n’avait pas l’air de le chagriner plus que ça. Le malade avait même l’impression d’être plus affecté que lui par cette nouvelle ! Il était assez déçu de savoir que Garrett resterait l’éternel solitaire... Mais il ne se permit pas plus de remarques, sachant pertinemment que Douze l'enverrait bouler de toute façon, qu'il soit sur son lit de mort ou pas.

    Deux jours plus tard, Stan décédait de cette saloperie de cancer, et Garrett buvait à sa mémoire, seul dans un bar éloigné de la ville. Il n'avait pas envie de trinquer avec les autres gars de la bande, juste d'être seul. Et de boire. Il poussa un soupir et fit signe au barman de lui servir un autre verre. A combien en était-il ? Il ne savait plus trop... Pas compté. Etait-ce important ? En tout cas, ça l'était pour le pauvre barman, pas habitué à avoir ce genre de clients, et qui commençait à paniquer derrière son comptoir en voyant l'homme se décomposer petit à petit. Allait-il lui causer des problèmes ? Dans le doute, il avait fait une erreur : celle d'appeler les flics.
    Deux d'entre eux se ramenèrent, pépère, avec trois quarts de retard, et vinrent taper la discute au Devil. Le premier le connaissait déjà personnellement, comme plusieurs des autres diables.
    - Bonsoir Garrett.
    - 'Soir.

    Un grognement plus qu'autre chose. Il voulait être laissé tranquille, c'était si difficile à comprendre ? Apparemment. Il ne bougea pas, bien que les deux hommes tentent de lui faire comprendre qu'il était temps pour lui de rentrer, et de préférence pas à moto. Comme s'il allait laisser sa bécane dans ce trou, tiens. Comme ils n'en tiraient rien, ça commença à chauffer naturellement. Et finalement, ce fut la phrase compatissante, la main sur l'épaule en signe de sympathie qui le fit sortir de ses gonds.
    - Me parle pas de Stan sale merdeux !
    Un coup de poing dans le pif, une table qui s'écrase sous le choc, deux flics en colère, un barman qui essaie de se mettre au milieu... le Bordel. Et au final : 4 ans pour Voie de fait sur policiers dans l'exercice de leurs fonctions.




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MessageSujet: Re: Garrett "Douze" Campbell   Ven 17 Aoû - 17:33

Rebienvenu à toi.
Pas besoin de faire la démarche longue, tout est bon.
L'histoire est prenante et le charisme du personnage est trés réaliste et agréable. Je n'ai rien a redire, monsieur le maniac de l'orthographe. ^^
Bon rp ^^
Tu es validé.

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Garrett "Douze" Campbell

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